Les particularités d'une Due Diligence Financière sur un acteur pharmaceutique : R&D capitalisée, redevances, cliff de brevet et milestones cliniques.
Une FDD pharma ressemble à une FDD industrielle… jusqu'au moment où vous ouvrez le détail des frais de R&D et que 40 % de l'EBITDA reporté disparaît. Le secteur impose des retraitements et un angle d'analyse spécifiques.
C'est la première question à poser. Selon le référentiel (IFRS vs French GAAP) et la phase du projet, les coûts de développement sont :
En QoE, on regarde si la politique de capitalisation est constante d'une année à l'autre. Un changement subtil peut « créer » 3 à 5 M€ d'EBITDA artificiel.
Un brevet qui tombe dans le domaine public dans 18 mois change radicalement la trajectoire. Les génériques arrivent, les volumes peuvent chuter de 60 à 80 % en un trimestre. Une FDD pharma sérieuse :
Les revenus pharma incluent souvent :
Beaucoup de candidats ratent ce point en entretien : ils incluent un milestone de 8 M€ dans l'EBITDA normalisé. Erreur classique.
Les stocks pharma ont une date de péremption. Une provision pour dépréciation insuffisante gonfle artificiellement le BFR et la marge. Demandez systématiquement la balance âgée des stocks par DLU (date limite d'utilisation).
Le datapack pharma comprend toujours une slide « Patent cliff & pipeline » et une slide « R&D capex vs P&L split ». Sans ces deux vues, votre rapport sera renvoyé par l'associé.
Pour vous entraîner sur un cas pharma complet, les études sectorielles de la formation incluent un mid-cap européen avec un produit phare en fin de brevet.
Des centaines de candidats ont préparé leurs entretiens avec ce programme. Ceux qui ont décroché le poste ont une chose en commun : ils ont travaillé les cas avant d'entrer dans la salle.