Les angles d'analyse FDD spécifiques à un industriel agroalimentaire : volatilité matières, mix marque/MDD et bras de fer avec la grande distribution.
L'agro est un secteur de marges fines (3-8 % d'EBITDA pour les MDD, 10-15 % pour les marques fortes) avec deux risques structurants : la volatilité matières et la pression GMS. La FDD doit les modéliser, pas les survoler.
Blé, lait, sucre, cacao : les cours fluctuent de 20-40 % par an. Questions FDD :
Le QoE doit normaliser l'EBITDA sur un cours matières moyen 3-5 ans, pas sur le pic ou le creux.
Trois modèles très différents :
Une cible 80 % MDD avec un client à 40 % du CA est un risque majeur — à valoriser à un multiple inférieur.
Les négos annuelles GMS (« box ») démarrent en novembre et se concluent en février. Une cible vendue en septembre n'a pas encore subi les baisses tarifaires de l'année N+1. En FDD :
Beaucoup de produits agro ont une forte saisonnalité (chocolat à Pâques/Noël, glaces l'été). Le BFR mensuel peut varier du simple au triple. Une closing en haut de cycle BFR fait payer cher l'acquéreur — d'où l'importance d'un BFR normatif moyen 12 mois.
Une crise sanitaire (rappel produit, contamination) peut coûter 10-50 M€. En FDD, on regarde :
Ce n'est pas dans le P&L, mais ça doit être dans la section red flags.
Une ligne de production agro coûte 5-30 M€ et dure 15-20 ans. Le capex de maintien est souvent sous-évalué dans les business plans vendeur. Benchmark : 4-6 % du CA pour un industriel sain.
Des centaines de candidats ont préparé leurs entretiens avec ce programme. Ceux qui ont décroché le poste ont une chose en commun : ils ont travaillé les cas avant d'entrer dans la salle.