Les particularités d'une FDD sur un développeur ou exploitant d'énergies renouvelables : contrats long terme, courbes de production et financement projet.
Les énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) sont devenues un terrain de jeu majeur du M&A infra. La FDD y est particulière : le revenu est largement contractualisé, mais la rentabilité dépend de paramètres techniques externes.
Un parc ENR vend son électricité via :
En FDD, on cartographie chaque actif avec son régime tarifaire et la durée résiduelle. Un parc dont le tarif expire dans 3 ans devient quasi spot — le risque prix devient majeur.
La rentabilité dépend de la production réelle vs prévue. Les business plans utilisent un P50 (production médiane) ; les banques financent sur un P90 (production atteinte 9 années sur 10). En FDD :
Les actifs ENR sont quasi systématiquement financés en dette projet non-recourse logée dans une SPV. Particularités :
Un acquéreur achète soit l'equity de la SPV (et reprend la dette), soit l'asset (et la restructure). Cela change tout le pont EV/Equity.
Tout actif ENR a une obligation de démantèlement en fin de vie (20-25 ans). La provision est-elle suffisante ? Le taux d'actualisation est-il réaliste ? Un sous-provisionnement de 5 à 10 M€ par parc est courant.
Pour l'éolien, le repowering (remplacement turbines en fin de vie par des plus puissantes) est devenu un axe de création de valeur. À modéliser comme un capex de croissance avec un nouveau régime tarifaire.
Le datapack ENR comprend une fiche par actif : technologie, puissance, productible, tarif, dette, échéance contrat. Sans cette granularité, l'analyse est inutile.
Des centaines de candidats ont préparé leurs entretiens avec ce programme. Ceux qui ont décroché le poste ont une chose en commun : ils ont travaillé les cas avant d'entrer dans la salle.